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Première soirée bien barrée au Festival Pantiero

Il y a des soirs comme ça où on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé. En arrivant sur la terrasse du Palais des festivals, avec les palaces et les bandes de sable qui s’étalaient sous nos yeux, on était plutôt rassuré. Pour le premier soir du Festival Pantiero (dixième du nom), il y aurait de l’ambiance.

Et des looks, improbables, décalés, dignes de figurer dans un book indé-chic. Dans cette faille spatio-temporelle située juste au-dessus du Palais club (“T’es une bombasse ? Tu passes. T’es un cageot ? Au dodo…”), tout est permis. Pourvu que ce soit “frais”.Tout doucement, les garçons et la fille de… La femme déclenchent les hostilités.

Sur le gazon synthétique installé sur le sol, on se prend en photo entre potes, on teste les premières bières. Soleil couchant, un petit vent de Coachella (paradis des zikos et des groupies hippies-fashion) flotte sur Cannes.

DU ROCK QUI EN A !

Il ne fallait pas attendre bien longtemps pour changer de braquet. A l’opposé de la scène, dans le coin réservé aux DJ’s (en face du bar, oui…), les fous furieux d’Action beat débarquent en rangs serrés. Tous en caleçon, les musiciens détalent à travers la foule avec leurs instruments. Entourés par le public, ils envoient le son. Sauvage, impulsif et transpirant !

Pendant une heure, les Anglais ont tout donné. Certains ne s’en sont pas vraiment rendus compte, un peu à côté de leurs pompes. “Euh, s’cuse moi tu sais à quelle heure ils passent Action beat ? “, nous demande une bébé rockeuse assise sur un muret. Euh, comment dire… Trop tard ?

CAGETTES EN BOIS

L’heure de Battles, plutôt. Beaucoup avaient fait le déplacement pour ce groupe à l’aise pour débiter des airs aux rythmes alambiqués. Il faut un petit moment pour s’y mettre, puis ça finit par décoller.

Les trois musiciens de Gablé, eux, n’ont pas fini de planer. Ils jouent avec tout ce qui passe entre leurs mains (mini-clochettes, boites à rythmes, cagettes en bois !). Complètement barré. Génial par instants, à la masse deux secondes plus tard. Difficile de se faire une idée, mais une chose est sûre : on gardera plusieurs images de cette soirée en tête.

Article précédemment paru sur hyperlocalnews.fr

Festival Pantiero : p*****, 10 ans !

Dix ans et toujours pas sage. Toujours pas envie de faire comme les autres et d’aller là où l’attend. Pas le dernier pour vous faire remuer et vous embarquer dans des histoires improbables. Le Festival Pantiero restera ce gamin un peu turbulent qui fait tiquer tous ses profs mais qui amuse tellement ses copains, potache mais pas tache. Du 10 au 13 août, sur la terrasse du Palais des festivals à Cannes, d’autres phénomènes de son genre viendront lui rendre visite. On y sera.

Pour bien mesurer la qualité du Festival Pantiero, il suffit d’aller fouiller dans les archives et d’étaler sur la table les noms des artistes qui se sont succédé sur la scène cannoise. Justice, LCD Soundsystem, DJ Mehdi, The Streets, Dizzee Rascal, Vitalic, Metronomy, Yuksek, SebastiAn, Ebony Bones, Two door cinema club… Du détonant, du bizarre, du bluffant, de l’esbroufe ou du “ouf”. Pas une année sans qu’un groupe balance son talent à la face d’un public curieux et prêt à défricher (déchiffrer) toute la blogosphère pour mettre la main sur une nouvelle pépite, sur un EP renversant.

Pour sa dixième édition, le Festival Pantiero est resté droit dans ses bottes, switchant entre electro costaud, rock indé et pop artisanale programmation complète ici. Figure incontournable de la techno berlinoise, Paul Kalkbrenner sera très attendu, vendredi 12. Désormais adulé à travers toute l’Europe, le DJ au crâne rasé secouera les cheveux de ceux qui en ont encore.

Le même soir, le Nancéien Arnaud Rebotini fera partie d’un line-up taillé pour faire décoller la foule. Dégaine de boucher sanguinaire ou de joueur de bowling échappé de The Big Lebowski, Rebotini est un homme de goût, sachez-le. Après avoir frayé avec des pionniers de la musique contemporaine, fondé le groupe de grunge-metal Black Strobe, il a décidé de dire non à la dictature du tout-ordinateur pour composer ses pistes entêtantes à l’aide de claviers vintage et d’autres trouvailles.

Parmi les autres têtes d’affiche de ce rendez-vous musical qui ne tombe jamais dans la facilité et qui ne mise pas sur la carte “grand public”, on retrouvera le Danois Trentemøller les New Yorkais de Blonde redhead ou encore le jeune Britannique Nathan Fake.

Quelques bonne surprises ne sont pas évidemment pas à exclure. Lors d’une interview donnée au site internet Music for your mind, Jean-Marie Sevain, directeur artistique du Festival Pantiero, a dit tout le bien qu’il pensait d’autres groupes programmés cette année, comme les kids de La Femme, biberonnés aux Beach boys et à la new wave 80’s, les horrifiquesZombie Zombieet les Américains Battles, que les spécialistes ont classé dans la catégorie… “math rock” (besoin d’uneexplication ?).

Trève de blabla : après les concerts, direction le Dadada, club cannois où l’after Pantiero vous attendra jusqu’à 5 heures.

Article précédemment publié sur hyperlocalnews.fr


"Ecouter la radio c'est devenu un supplice sauf que j'aime pas non plus les putains de puristes." C'est à peu près ça. Juste pour le fun, Jimmy Boursicot, journaleux qui ne dit pas non à quelques lignes de plus.